
Jusqu’aux machines les plus lentes
Dans les machines tournantes, de nombreux composants peuvent générer chocs et vibrations, ce qui fait de leur surveillance une tâche complexe. La principale difficulté consiste à tirer des informations pertinentes des capteurs traditionnels pour détecter l’usure au plus tôt et mener une maintenance préventive.
Ce défi est encore plus grand pour les machines lentes, où les chocs de rotation sont si faibles que les accéléromètres ne captent aucune information utile. Les indicateurs de santé critiques résident plutôt dans les efforts et les contraintes transmis par les composants de la machine. Or, jusqu’à présent, aucun capteur disponible ne permettait de surveiller efficacement ces paramètres.
Aujourd’hui, plus de 99 % de la surveillance vibratoire des équipements industriels repose sur des accéléromètres, seuls capteurs disponibles sur le marché. Pourtant, de nombreux types d’équipements industriels restent sans surveillance, car les accéléromètres ne parviennent pas à capter de données pertinentes : lignes d’assemblage, turbines hydroélectriques, mélangeurs industriels, entre autres. Ce sont des équipements critiques à forte valeur, et leur défaillance peut entraîner des coûts importants liés aux arrêts de production pendant les réparations.
Un réducteur à 20 dents tournant à 1 Hz, avec une dent manquante
Le réducteur à dent manquante est équipé d’un capteur Dragonfly®, qui mesure les efforts exercés par les engrenages lorsqu’ils tournent à basse vitesse (1 Hz).
Les données sont présentées sur un diagramme circulaire, 360° correspondant à une rotation complète de l’engrenage. Ce tracé polaire offre une vision détaillée de l’état de l’engrenage, en mettant clairement en évidence la dent manquante et le choc généré par le rattrapage de jeu lorsque la dent suivante engrène avec l’autre roue.
Cette méthode s’applique à toutes les machines tournantes, comme les réducteurs, les broches d’usinage et les turbines, pour recueillir des informations précieuses et fiables sur la santé de leurs composants internes.
Réducteurs, broches, vis à billes, bobinages
Réducteur
Sur un réducteur à roue et vis sans fin où les accéléromètres noient les signatures mécaniques <10 Hz, Dragonfly® lit en temps réel les vibrations à l’échelle de la dent.
Broche
Sur une broche d’usinage où les accéléromètres noient défauts de roulement et broutage dans le bruit structurel, Dragonfly® lit la déformation mécanique à la source.
Vis à billes
Dragonfly® lit à la source le niveau de lubrification, le désalignement et les signatures du chemin de roulement, en direct et dans l’axe, des semaines avant que les performances ne chutent.
Bobinage
Là où les accéléromètres ne peuvent pas suivre la faible dérive à 2× la fréquence réseau, Dragonfly® lit en continu, à la source, le desserrage du bobinage et du paquet de tôles.
Ce que mesure Dragonfly®
Mesure à la source
Une mesure de déformation, qui donne une représentation directe de la contrainte locale sur le composant instrumenté.
Du quasi statique aux ultrasons
Bande passante de 0.02 Hz à plus de 100 kHz, pour surveiller les machines et les phénomènes lents.
Plus sensible que les capteurs traditionnels
1000 fois plus sensible que les jauges de contrainte standard, ce qui lui permet de détecter même les plus faibles déformations sur des composants rigides.
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Oui. Un déploiement ciblé est souvent le meilleur moyen de qualifier le signal, de définir les indicateurs pertinents et de préparer un déploiement plus large.
Selon l’installation et l’application, Dragonfly peut révéler des déformations, des vibrations, des événements liés aux efforts, des chocs, de la torsion et des évolutions du comportement en fonctionnement.
La version IEPE se branche sur toute entrée compatible IEPE / ICP®. La version Passive fonctionne avec un amplificateur de charge, et la version IO se connecte via un connecteur M12 blindé. Si vous n’avez pas encore de chaîne d’acquisition, nous fournissons l’ensemble : acquisition, tableau de bord et ingénierie.
Il se colle sur la surface avec un adhésif structural standard : cyanoacrylate pour des essais rapides en laboratoire, époxy pour les installations permanentes. Ni perçage ni vis, et le flex épouse les surfaces courbes jusqu’à un rayon de courbure de 2 cm.
La version Passive fonctionne de −55 °C à +140 °C, les versions IEPE et IO de −55 °C à +125 °C. Toutes trois tolèrent de courtes expositions jusqu’à 150 °C, pendant 4 heures.

